Urban Connexions 3 by KTY

Peinture au pochoir sur la porte en métal du Chêne par KTY

KTY à l'atelier - Des visages apparaissent sur 6 M x 2 M

KTY à l’atelier – Peinture sur papier 6 M x 2 M

Peinture en cours dans l'espace Indigo

Peinture en cours dans l’espace Indigo

Mot de l’auteur:
Pour le projet « Les visages de la gare » de Quai 36, KTY Catherine Poulain propose la vision de connexions multiples et rayonnantes s’apparentant à des artères humaines. Dans la dimension d’un couloir traversé par les passagers des transports en commun qui feront ressortir la silhouette des passants en devenant acteurs. Le caractère jaillissant et dynamique de ces peintures-mouvement dans des tons qui réchauffent l’atmosphère, attireront le regard vers un regain d’énergie, de sensible et d’humanité.

Posted by KTY Catherine Poulain on dimanche 30 août 2015

Vidéo par Laurent Atiapo

Parlez-moi de vous et de votre travail: Je me définis comme une artiste au sens large car je maîtrise plusieurs domaines des arts visuels et vivants. J'ai un certain regard sur le monde très lucide et visionnaire parfois qui peut dérouter les utopistes. Je sais que la vie est courte pour accomplir tout ce que je voudrais faire et que nul n'est immortel alors je vais droit au but à travers peinture, photographie, écriture, installation et sculpture. Même dans l'art urbain où je ne suis pas novice puisque j'ai commencé en 1994. J'ai pris des risques en prenant cette voie compliquée pleine de surprises, d'exaltation et d'abattement. Mon art s'est forgé et affirmé avec l'expérience toujours ancré dans la réalité et la conscience. Je reste jeune d'esprit et garde l'humour pour vivre ensemble et me renouveler sans cesse.
Si vous étiez un arbre, quel arbre seriez-vous ? Si j'étais un arbre, je serai un saule car il reste souple et il y en a grand besoin pour s'adapter à ce genre d'endroit. Il résiste à la foudre et ondule en cas de tempête et ne rompt pas. Je serai un refuge pour les sans-abri et mon feuillage fourni permettra aux passants de rêver à l'ombre du soleil brûlant. Car sans espace de repos et de nature, la création ne peut naître en son cœur. Si j'étais un saule, je serai toujours près des rivages où les barques se meuvent en silence près de l'eau, source de vie. Je serai féminine, solide, sauvage et douce à la fois.

On en parle…
Par Isabelle Sprung:
Catherine Poulain a les yeux bleu-vert outremer, selon le temps qu’il fait, une expression d’un calme olympien sur son visage carré aux traits réguliers à la Romy Schneider. Elle s’exprime d’une voix douce, tout en s’activant avec détermination, telle une fourmi qu’elle a peinte au pochoir sur le portail du Chêne, résidence d’artistes où elle s’installe de temps en temps à l’espace Indigo, pour y peindre au pistolet des toiles grand format, bleues, roses, maculées d’encre de Chine, pleines d’une énergie sauvage qu’on ne soupçonne pas à l’entendre parler tout doucement. 
KTY Catherine Poulain travaille au pochoir  pour tracer des licornes ou des chevaux au galop, hymnes à la liberté, à l’équilibre et à l’équité. Elle a une belle carrière derrière elle, a travaillé pour les plus grands. Aujourd’hui,  KTY se consacre à son travail d’artiste plasticienne à temps plein, pour exprimer ses choix de vie radicaux, loin des compromissions.